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Lorsqu’on enlève une partie du ménisque, les os ne risquent pas de frotter les uns sur les autres ?

Tout d’abord, il convient de constater que de toute manière les os ne frottent pas les uns sur les autres dans l’articulation mais que les extrémités des os sont recouvertes de cartilages. L’état idéal est naturellement atteint lorsque les deux ménisques sont intacts. Mais lorsqu’une partie es déchirée et qu’il n’est pas possible de la recoudre en raison par exemple de l’emplacement de la rupture ou en raison de l’âge du patient, la partie déchirée doit être enlevée. De toute façon cette partie n’a plus aucune fonction essentielle et elle ferait bien plus de dégâts dans l’articulation que d’être utile. Les os et les cartilages s’habituent alors aux conditions légèrement modifiée en matière de sollicitation et des études statistiques internationales montrent que le risque de développer une arthrose est minimal.

Des ménisques recousus peuvent-ils guérir même chez les patients âgés ?

Tout d’abord il convient de constater que d’une manière générale de toute façon, toutes les ruptures du ménisque peuvent être recousues ou réparées. Seules les ruptures situées à proximité de la capsule, donc dans une zone présentant encore une bonne irrigation, peuvent être opérées. Lorsque la rupture s’est produite à proximité de la capsule, le ménisque guérit même chez un patient plus âgés. En revanche, si la rupture du ménisque est située à quelques millimètres en direction du centre de l’articulation, les chances de guérison sont incertaines même chez un sujet jeune et chez les patients plus âgés, on recule devant une innervation consistant à recoudre le ménisque dans ce cas.

Je souffre d’arthrose du genou. D’autres médecins me disent qu’on ne peut rien faire et que je dois vivre avec. Est-ce vrai ?

De l’avis général, une arthrose est une affection chronique due à l’usure contre laquelle il n’existe pas réellement de thérapie. Si le patient est assez âgé, pour les hommes la limite d’âge étant fixée généralement à 65 ans, alors que pour les femmes cette limite étant de 60 ans, la pose d’une endo-prothèse (genou artificiel) peut être utile. En revanche, chez les patients plus jeunes, il est seulement possible de soulager le sujet mais l’arthrose ne peut pas être stoppée. Mais heureusement, cet avis n’est pas exact ! (Informations supplémentaires : arthrose du genou – tu parles qu’on ne peut rien faire !). Il existe toute une série de techniques de reboucher les trous créés dans le genou en raison de l’arthrose. Le remplissage de tels défauts s’effectue avec un tissu de substitution composé de fibres de cartilage qui y demeure un peu comme un plombage. Ce tissu de remplissage ne permet pas seulement de protéger l’os en dessous, mais également de protéger le cartilage autour qui n’a pas encore été endommagé de l’être d’avantage. Les techniques pour permettre de recouvrer de tels tissus qui viennent se substituer aux cartilages sont ce qu’on appelle le „shaving“, la micro-fracturation et l’abrasion. Toutes ces techniques ont en commun de viser à favoriser la formation d’un tissu de substitution en fibre de cartilage. La réussite de telles interventions dépend d’une part du savoir-faire du chirurgien mais d’autre part aussi de la discipline du patient dans le respect de la conduite qui lui a été indiqué. Ainsi, la résignation face à l’arthrose n’est pas une fatalité. Ces techniques permettent d’obtenir un renouvellement global utile des surfaces des articulations et donc de repousser l’échéance d’une pose éventuelle d’une endo-prothèse pendant de nombreuses années.

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Mon médecin dit qu’il n’est pas nécessaire d’opérer en cas de rupture des ligaments croisés, qu’il a lui même renoncé à se faire opérer dans ce cas et qu’il n’est pas gêné. Qu’en pensez vous ?

En présence d’une activité physique réduite et avec un peu de chance, il existe effectivement des patients qui vivent très bien avec une rupture des ligaments croisés sans que des conséquences plus graves ne se fassent sentir. Mais malheureusement de telles histoires restent exceptionnelles. En règle générale, on constate régulièrement des déboîtements avec des conséquences fatales pour les ménisques, les cartilages et autres tendons. (Informations supplémentaires : Rupture des ligaments croisés – doit-on toujours opérer ?). Grâce aux techniques non effractives disponibles aujourd’hui pour les interventions sur les ligaments croisés avant, les principaux centres spécialisés du genou dans le monde, surtout en Amérique, ont abandonné quelque peu l’attitude « wait and see » en vigueur jusqu’alors au profit d’une stabilisation rapide de telles articulations afin de limiter en amont le risque de blessures consécutives en raison de l’instabilité induite. Après quelques 3500 interventions sur des ligaments croisés qui ont été réalisée à l’Alpha-Klinik, nous ne pouvons que nous ranger à cet avis ! L’avis de votre médecin date certainement d’une époque où une opération des ligaments croisés était encore associée à de grandes incisions, une immobilisation longue dans un plâtre et un séjour prolongé à l’hôpital et que souvent, les patients développaient une arthrose suite à l’innervation. A l’époque, la pose au millimètre des ligaments de substitution ne fonctionnait pas aussi bien que de nos jours non plus. Mais aujourd’hui, de tels avis n’ont plus leur place dans la chirurgie moderne du genou. La réponse ressemble par ailleurs à celle à la question s’il est nécessaire de mettre la ceinture de sécurité pour conduire. Pour conduire le véhicule en tant que tel ce n’est pas le cas évidemment. Au moment de l’accident en revanche, on a d’autant plus besoin de la ceinture de sécurité déjà qu’il est trop tard !

On entend beaucoup parler de la transplantation de cellules cartilagineuses. Cette technique permet-elle de soigner l’arthrose ?

La transplantation de cellules cartilagineuses est un procédé développé par le médecin Suédois Prof. Petersson à Göteborg. Lors d’une petite intervention arthroscopique on prélève alors sur le patient des copeaux de cartilage desquels on isole les cellules cartilagineuses dans un laboratoire spécial avant de les multiplier au moyen d’un procédé spécifique. Ces cellules cartilagineuses du patient ainsi reproduites sont ensuite renvoyées au chirurgien dans une solution trois semaines plus tard, chirurgien qui injecte alors cette solution dans le défaut du cartilage préparé lors d’une intervention ouverte en assurant, au moyen d’une membrane de périoste qu’il cous sur l’os, que la solution injectée reste dans la couveuse ainsi créé. A l’issue d’une période de mise au repos d’environ deux à trois mois, cette solution a alors engendré un nouveau cartilage qui, même au microscope, ressemble beaucoup au cartilage naturel de l’articulation. Cette méthode est excellente pour réparer de petits défauts. Malheureusement elle ne peut pas être utilisée à tous les endroits de l’articulation et pour l’arthrose, cette méthode n’est pas du tout utilisable ! C’est aussi ce qu’a toujours souligné le concepteur de la méthode, ce qui n’a pas empêché la presse de vanter les mérites de cette méthode comme le remède miracle contre l’arthrose.

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Mon médecin dit que j’ai un trou dans le genou et il propose une mosaicplastie. De quoi s’agit-il et est-ce que ça va résoudre mes problèmes ?

La mosaicplastie recouvre la transplantation de cylindres d’os cartilagineux prélevés dans certaines parties du genou dans lesquelles le cartilage est moins sollicité. Ces cylindres d’os cartilagineux ainsi prélevés sont ensuite greffés dans les zones où sont situés les défauts de cartilage ou d’os. Vous pouvez imaginer ce procéder un peu comme une greffe de cheveux où l’on transplante de petits cylindres de cuir chevelu avec des cheveux provenant des parties arrières de la tête vers les parties avant ou le sujet est dégarni. Lorsqu’on utilise plusieurs cylindres, on observe une structure qui ressemble à une mosaïque, d’où le nom ce cette méthode. Pour le remplissage de défauts de cartilages ou de défauts osseux (trou dans le genou), ce procédé est très utile. Nous l’utilisons souvent à l’Alpha-Klinik pour soigner les défauts circonscrits de cartilage, surtout sur ce qu’on appelle les extrémités inférieures du fémur. En revanche, cette méthode n’est pas adaptée au traitement d’une arthrose. Nous l’utilisons souvent à l’Alpha-Klinik pour les soigner les défauts circonscrits de cartilage, surtout sur ce qu’on appelle les extrémités inférieures du fémur. En revanche, cette méthode n’est pas adaptée au traitement d’une arthrose !

J’ai 69 ans et je souffre d’une arthrose du genou. Mon médecin dit qu’à mon âge on peut sans problème poser un genou artificiel, toute autre initiative n’apporterait rien. Est-ce vrai ?

As far as the age bracket for total knee joint replacement is concerned, your doctor is absolutely right. Internationally a border line of 65 years is given for total knee replacement, at least for male patients. This is a general rule which has to be adapted to the individual case, of course. In this area, one should not work with stereotypes, knowing that even patients in their 70ies and 80ies might be very active so that total joint replacement would not be a good option for them. In this age group, to which you belong too, the goal is joint preservation and excellent outcomes have been produced in patients 80 and more here at Alpha. These procedures generally include abrasion aiming at recovering the bare bony surfaces, frequently combined with correction of the long axis of the leg - high tibial osteotomy. (Informations supplémentaires : Arthrose du genou – Tu parles qu’on ne peut rien faire ! ). Ces interventions sont très bien supportées même par les patients plus âgés et il est possible de reconstituer une capacité à exercer du sport chez les patients de cet âge si les temps de mise au repos nécessaires sont respectés de manière disciplinée, et ce sans avoir recours à des genoux artificiels. Dans la mesure où ceci n’est pas proposé ailleurs en Allemagne, il est parfaitement possible que votre médecin de connaît pas suffisamment cette méthode et vous conseille ainsi l’endo-prothèse.

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Je suis un sportif actif et j’ai eu une rupture des ligaments croisés l’hiver dernier. Mon médecin dit qu’à 45 ans, on n’opère plus les ligaments croisés. Suis-je déjà vraiment trop âgé ?

Nous savons que dans de nombreuses cliniques on préconise une limite d’âge arbitraire de 40 ans en cas de rupture des ligaments croisés et nous avons de nombreux patients qui ont connu les même déboires que vous ailleurs. En matière d’opération des ligaments croisés, nous pouvons maintenant faire prévaloir une expérience de 16 ans et environ 3500 patients opérés. (Informations supplémentaires : Rupture des ligaments croisés – doit-on toujours opérer ?). Une limite d’âge n’existe pas à notre sens. Nous avons opéré des patients de plus 70 ans avec succès qui ont pu refaire du ski et du tennis. Cet avis date probablement d’une époque où les patients au-delà de 40 ans devenaient déjà très paresseux et inactifs et qu’on pensait que les moyens chirurgicaux importants (de l’époque) n’étaient pas en rapport avec les besoins du patient en terme de résistance. A l’époque cet avis n’était peut être totalement réfutable, mais il n’est certainement plus valable aujourd’hui. A ce titre, le journal American Journal of Sports Medicine a publié en 1998 un article qui met un terme définitif à ce mythe. En résumé on peut donc dire qu’à 45 ans on doit vous opérer des ligaments croisés et à fortiori si vous êtes un sportif actif, à condition naturellement que ceci ce fasse de manière irréprochable.

Il y a quelques années on m’a fait un « shaving » derrière la rotule en raison d’un défaut sur un cartilage. Je ne devais marcher avec des béquilles seulement quelques jours. Au début les choses allaient un peu mieux. Mais maintient c’est aussi grave qu’a

Vous parlez du rasage (shaving) d’un cartilage d’articulation dégénéré (effiloché) sur la rotule. Si l’on ne fait rien dans ces cas, on doit soit réduire considérablement son activité physique ou risquer une abrasion progressive du cartilage et donc d’une perte de tissus cartilagineux derrière la rotule. Une telle situation provoque souvent ultérieurement une arthrose de la rotule. Le « shaving » de tels dommages est une technique qui peut être utile, mais seulement si elle est utilisée correctement. Malheureusement la plupart des orthopédistes et des chirurgiens utilisent dans bien des cas le « shaving » pour égaliser le cartilage. Ils tentent ainsi d’obtenir un cartilage aussi lisse que possible avec le shaving. C’est l’erreur la plus graver que l’on peut faire dans ce cas. En créant ainsi une surface lisse, on empêche toute guérison des tissus cartilagineux et la surface restée brute continue d’être soumise à l’effet nuisible de certains enzymes que l’on trouve dans le liquide articulaire. Ainsi la dégénérescence se poursuit et un an ou deux plus tard on ne retrouve pas seulement la situation d’avant, mais une situation bien pire parce que entre temps on a une nouvelle fois perdu du cartilage. Ensuite il existe un autre groupe de chirurgiens qui, agissant avec une prudence exagérée, n’enlèvent pas assez de cartilage en pensant n’avoir pas fait trop d’erreur ainsi. Ceci aussi est une illusion. Les franges laissées trop longues ne permettent pas au tissu sanguin de se fixer suffisamment sur le support pour ainsi permettre la formation d’une couche de fibres de cartilage. Même si l’on suppose que votre « shaving » à été réalisé correctement, il était incontestablement une erreur de vous permettre de solliciter à nouveau votre genou après seulement quelques jours. Cette sollicitation rapide n’a pas permis au caillot qui s’est déposé sur la surface rasée de se transformer en couche de cartilage, il a simplement été détruit prématurément par la pression. C’est en tous les cas une réponse à la question de savoir s’il y a une erreur. Si vous êtes toujours souffrant, la même procédure doit être réalisée mais en tenant compte des facteurs cités ici. Ensuite vous devez compter sur une période de mise au repos d’environ huit semaines. Ceci devrait permettre d’obtenir la guérison de votre défaut. Eventuellement, il est peut être nécessaire de procéder à une détente de la rotule (lateral release).

(Informations supplémentaires : Problèmes de rotule – lorsque le courroie de commande n’est pas bien en place t). Souvent, l question de savoir si cela est nécessaire ou non ne peut être décidée que lors de l’intervention, lorsque le genou est actionné d’un point de vue arthroscopique et que l’on peu observer la course de la rotule directement.

Mon médecin dit que le cartilage ne peut pas repousser. Maintenant je lis chez vous que l’abrasion permet la formation d’un nouveau cartilage. Qu’en est il ?

L’affirmation de votre médecin consistant à dire que les cartilages ne repoussent pas est juste en principe. Mais le fait d’en conclure que les cartilages ne peuvent pas guérir et faux ! Tout comme une blessure de la peau ne guérit pas par la formation de tissus originaux (mais avec une cicatrice que l’on verra toute sa vie !), les tissus cartilagineux aussi ne guérissent pas avec des tissus d’origine (cartilage hyalin) mais avec des tissus de substitution (fibres de cartilage). Ces propriétés de la guérison des cartilages qui an raison des différentes expressions utilisées reste considérées comme inférieurs, sont cependant très salutaires. Par ce qu’avec cette réaction de recouvrement par des fibres on réussit à refermer les trous dans le cartilage de l’articulation même s’il vont jusqu’à l’os. A l’issue de la formation du cartilage de substitution, donc après environ huit semaines, le défaut sur le cartilage est pour ainsi dire scellé (rebouché), sachant que les nouveaux tissus ne sont pas éliminés par abrasion ou usés d’une manière ou d’une autre. L’orientation de ce qu’on appelle les fibres collagènes dans ces tissus est parallèle à la surface de l’articulation, si bien qu’aucune nouvelle situation d’abrasion, telle qu’elle existe sur le cartilage articulaire dégénéré d’origine, ne peut se produire. Certes, ces tissus sont de moins bonne qualité que les tissus originaux intacts, mais bien supérieurs à ceux d’un cartilage dégénéré au deuxième ou au troisième degré.

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Ma rotule est de travers et j’ai des douleurs lorsque je monte des escaliers. Un orthopédiste a voulu me faire un capsulotomie, mais notre orthopédiste de famille me l’a déconseillé. Qui dit juste ?

La course de travers de la rotule est similaire à la situation lorsqu’on a les jambes en X ou en O. Un écart de la répartition normale de la pression entre les surfaces des articulations peuvent conduire à une apparition prématurée d’une arthrose dans ces parties de l’articulation surtout lorsque plus tard des accidents viennent aggraver la situation. Dans la mesure ou la course de votre capsule n’est pas normale, mais que le cartilage de l’articulation lui est encore intact, une capsulotomie (lateral release) à côté de la rotule peut être considérée comme une intervention préventive et prophylactique. (Informations supplémentaires : Problèmes de rotule – Lorsque la courroie de commande n’est pas en place t). Si la course anormale est très prononcée, il est parfaitement possible de procéder à un redressement du genou, mais en l’absence d’un défaut sur les cartilages. C’est une bonne stratégie pour dans un premier temps, en attendant de faire quelque chose, entretenir les cartilages de l’articulation pour éviter une rupture et l’usure du cartilage. Mais dans la mesure où chez vous on perçoit déjà outre le course anormale de la rotule des bruits dans l’articulation, on doit partir de l’existence en même temps d’un défaut sur le cartilage qui devrait être traité pas seulement par une capsulotomie mais également par un traitement des cartilages par exemple par un shaving. Lors du traitement des cartilages, il est important que le chirurgien connaît bien les principes de la chirurgie des arthroses et du rétablissement des cartilages et que non seulement il utilise la bonne technique d’opération mais qu’il vous donne aussi les bonnes indications pour le comportement après l’intervention. Naturellement le patient a plutôt tendance à croire un médecin qui vous déconseille une intervention. Mais il semblerait que c’est plutôt l’orthopédiste qui vous avait conseillé la capsulotomie qui ait raison.

Les Américains sont-ils vraiment plus avancés en médecine ?

Il est évident que la majeure partie des nouveautés en médecine, surtout en chirurgie du genou ses 30 à 40 dernières années, vient pour la plupart d’Amérique. En médecine, les Américains disposent d’un système moins hiérarchisé ce qui donne beaucoup plus de marge de manœuvre aux médecins jeunes, novateurs et dynamiques qu’en Europe, et surtout en Allemagne. De par leurs conditions de travail et également de par les résultats obtenus à ce jour, du moins si l’on en croit les statistiques internationales, force est de constater qu’effectivement les Américains sont plus avancés en médecine. C’est aussi la raison pour laquelle nous à l’Alpha-Klinik nous entretenons des contacts étroits avec nos collègues américains en allant régulièrement à leurs congrès, pour y intervenir nous-même et pour constamment suivre la littérature internationale, par ailleurs largement dominée par les Américains, de manière approfondie. Mais ce constat en change rien au faut que dans certains secteurs, comme dans celui de la chirurgie du genou, l’écart existant normalement entre nous a certainement été réduit. Nous proposons des procédés à l’Alpha-Klinik que l’on ne trouve que très rarement même en Amérique, comme l’arthroplastie abrasive avec pour objectif la bio-prothese. Le concept a été développé par le Prof. Lenny Johnson, Lancing, Michigan, dans les années 70 et au début des années 80 mais ne s’est pas beaucoup répandu même en Amérique. Les longues périodes de mise au repos nécessaires à ce procédé n’ont pas rencontré un grand succès dans une Amérique quelque peu agitée et accélérée et donc cette méthode bénéfique a eu beaucoup de mal à conquérir la place qu’il lui revient. En ce qui concerne la « bio-prothese », nous avons, en raison de notre filet social plus efficace en Allemagne, naturellement de bien meilleurs conditions pour le patient et les temps de mise au repos de deux à trois mois sont parfaitement acceptables chez nous et relativement compatibles avec notre monde du travail. En résumé, on peut dire qu’il y a certainement en Amériques plus de médecins de pointe, mais que les médecins à la pointe en Allemagne sont parfaitement à leur niveau. Malheureusement, le nombre de spécialistes réellement à la pointe en Allemagne est relativement faible.

Mes amis disent qu’aucune personne normale ne peut se payer l’Alpha-Klinik. Que répondez vous à ça ?

Tout d’abord une petite statistique : Plus d’un tiers de nos patients sont des patients normaux sous le régime obligatoire de la caisse d’assurance maladie qui se payent un traitement chez nous même si la caisse d’assurance maladie obligatoire ne leur rembourse rien dans bien des cas. Pour les patients disposant d’une assurance maladie privée, une prise en charge chez nous ne pose pas de problèmes étant donné que les coûts sont pris en charge à 100% par les caisses privées à quelques rares exceptions. Nos prix aussi bien pour la clinique que pour les honoraires des médecins ne sont pas plus élevé que dans d’autres cliniques comparables et nous jouissons certainement à tord d’une réputation d’être horriblement cher. Si vous avez un problème particulier et que vous savez ce qu’il faudrait opérer chez vous, vous pouvez prendre contact avec nos services administratifs pour plus de renseignements et vous verez sur le devis que l’on vous envoi qu’il est parfaitement honnête.

Je dois être opéré du genou. Maintenant, j’ai plus peur de l’anesthésie que de l’opération elle-même. Les accidents d’anesthésie sont ils fréquents ?

Les incidents lors de l’anesthésie se produisent souvent soit par manque d’examens internistes préalables conduisant à ne pas apercevoir certains facteurs de risque soit par négligence de l’anesthésiste lors de l’anesthésie elle-même. En ce qui concerne les examens préalables, à Alpha-Klinik personne ne monte sur la table d’opération sans un examen préalable approfondi par notre interniste et un long entretien avant l’opération avec nos anesthésistes. Nos anesthésistes travaillent avec nous depuis de longues années et sont des spécialistes expérimentés s’appuyant sur une longue expérience en médecine intensive dans les hôpitaux universitaires y compris en cardiologie qui de toute façon seraient parfaitement paré à toute éventualité. Souvent les incidents lors de l’anesthésie sont malheureusement causés par le fait que l’anesthésie est l’affaire de jeunes médecins en formation qui ne sont pas à la hauteur en cas de complications. Donc si vous vouliez vous faire opérer quelque part, nous considérions votre question sur la fréquence des incidents lors de l’anesthésie comme parfaitement valable. Mais à l’Alpha-Klinik, nous n’avons assisté à aucun cas de décès en 20.000 anesthésies ni à aucun incident qui aurait laissé des traces durables.

L’un de mes amis à eu une infection après une opération du genou. Maintenant le genou est assez raide, fait mal et il a une arthrose. S’agit-il d’un cas fréquent ?

En 1997, le magazine Focus a publié que selon les chiffres officiels la fréquence d’infections dans les hôpitaux allemands est de 3%. Dans la littérature internationale, on cite un taux d’infection après des interventions orthopédiques de 2% et pour les interventions arthroscopiques de 1%. Ici à l’Alpha-Klinik nous avons un taux d’infection de 0,05% ce qui est 20 fois en dessous de la moyenne internationale pour les opérations arthroscopiques. En cas de réalisation correcte et précise de l’opération, de mise en oeuvre des technologies les plus modernes et avec un suivi post-opératoire rapproché, une infection de l’articulation devrait être une exception rare. Malheureusement, nous constatons souvent en ré-opérant certains patients même après de simples opérations du ménisque, voire même dans certains cas suite à des arthroscopies de diagnostic, que des infections du genou apparaissent avec des conséquences catastrophiques. Normalement, ceci ne doit pas se produire. Malheureusement, il n’existe pas en Allemagne d’obligation de déclaration, si bien qu’on ne peut pas comme en Amérique se renseigner auprès de l’ordre des médecins sur les taux d’infection de certains hôpitaux. C’est certainement la une différence qui doit disparaître.

J’ai eu un accident de ski en Autriche et j’ai été immédiatement opéré sur place. On m’a dit que ce serait mieux. Maintenant, six mois plus tard, je ne peux plus étirer le genou et je ne peu le fléchir que de 90%. Ce n’est quand même pas normal ?

Conformément aux statistiques et aux constatations effectuées à l'échelle internationale, publiées à présent depuis cinq à six années, le risque de voir se former une cicatrice recouvrante suite une opération précoce du ligament croisé (arthrofibrose) est 5 fois plus élevé que si l'on attend 4 à 5 semaines avant d'opérer. Cette période d'attente est à vrai dire devenu un standard dans les bon centres spécialisés dans le genou en Amérique. On a ainsi pu diminuer les risques d'arthrofibrose de manière considérable. L'arthrofibrose est malheureusement une maladie qui est non seulement caractérisée par une liberté de mouvement restreinte, mais qui est également accompagnée d'une transformation considérable de la muqueuse articulaire des membranes de tissu conjonctif. Ces membranes de tissu conjonctif ne sont cependant pas en mesure de produire une quantité suffisante et une consistance satisfaisante de "synovie" et les mouvements articulaires s'effectuent par conséquent trop „à sec“, ce qui peut entraîner un phénomène d'arthrose prématurée. Même s'il est possible suite à une nouvelle opération arthroscopique de réparer les cicatrices survenues au sein de l'articulation, permettant à nouveau de rétablir une flexion/extension optimale, une telle articulation a reçu un "coup" à long terme et n'atteindra jamais sa performance originale. Nous ne savons bien entendu pas pourquoi on vous a recommandé une opération immédiate ; pour éviter une lésion du cartilage, on ne devrait cependant pas tenter de rétablir la mobilité antérieure à l'aide de "mobilisations anesthésiques", mais au contraire plutôt de libérer l'articulation avec douceur, c'est-à-dire sous arthroscopie. Après une telle intervention, appelée arthrolyse, il faut encore compter cinq à six mois jusqu'à ce que la mobilité nouvellement acquise se maintienne, après avoir arrêté les séances de kinésithérapie.

Comment trouver un bon médecin?

Vous savez certainement qu'il y a une interdiction de publicité générale pour les médecins en Allemagne. Jadis, lorsqu'il s'agissait de protéger la population contre les charlatans, cette interdiction de publicité était tout à fait justifiée. Entre-temps, cette interdiction a dégénéré et est pratiquement devenue une barrière d'information pour le patient, de telle sorte qu'il est parfois quelque peu désemparé dans sa recherche du "bon médecin". Le plus simple est de demander à ses amis et à ses connaissances s'ils ont des problèmes semblables, et notamment s'ils connaissent éventuellement des personnes ayant été opéré avec succès, si vous devez subir une intervention chirurgicale. A l'opposé de l'Amérique, on observe encore chez les patients une certaine gêne à demander à leur médecin l'adresse ou le numéro de téléphone de patients satisfaits de leur opération. Il ne faut absolument pas hésiter à demander au médecin une liste de noms de patients que l'on pourra contacter et interviewer à tour de rôle. Si votre médecin vous donne ces informations "sans broncher", vous pouvez lui faire entièrement confiance. D'autant plus, si les informations que vous recueillez desdits patients sont positives.

On entend toujours dire que les sportifs se remettent très vite de leurs opérations. Pourquoi cette guérison est-elle tellement plus rapide?

Il faut d'abord mettre fin au mythe que le corps d'un sportif guérit plus rapidement que le corps d'une personne "normale". Ce qui est présent chez le sportif est certainement une plus grande motivation à retrouver sa bonne forme aussi vite que possible. Mais un zèle trop ardent, tant de la part du chirurgien que du sportif, naturellement la plupart du temps encouragé par les entraîneurs et les président des associations sportives concernées, a parfois aussi son prix. Vous vous souvenez encore sûrement du joueur de football de l'équipe nationale française PAPIN, qui jouait auparavant pour le Bayern de Munich, et qui, malgré tous ses efforts, ne parvenait pas à retrouver sa forme après une simple opération du ménisque. La cause de cette situation était la présence de lésions cartilagineuses qui n'avaient alors pas été traitées, vu le désir de voir le jouer retourner dans le stade aussi vite que possible, et qui limitaient la performance de l'articulation. Ce ne fut malheureusement que beaucoup plus tard que l'on se rendit compte de cette erreur et après une seconde opération à Marseille, où les lésions cartilagineuses furent soignées, le genou parvint à guérir et Papin put redevenir le joueur qu'il avait été. On ne peut pas non plus s'attendre à des miracles au niveau des ligaments croisés. Vous vous souvenez peut-être aussi des opérations des ligaments croisés de Lothar Matthäus, qui mit environ six mois à pouvoir reprendre son activité physique. Ces opérations de greffe et de transformation de tissus transplantés ne peuvent pas être accélérées. Il y a toujours ce mythe de la guérison rapide du sportif, ceci peut-être aussi pour faire pression sur les médecins traitants, pour que l'athlète quitte plus vite la clinique. Ce qui est juste, et ce que nous avons mentionné plus haut, c'est la grande motivation aux exercices de rééducation. Les temps passés par les sportifs de compétition dans un centre de rééducation sont nettement plus courts que chez les patients normaux, ce qui est tout à fait logique et compréhensible, compte tenu de la condition physique de tout athlète.

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On parle toujours d'une "simple opération du ménisque". Mon ami et plusieurs de mes connaissances ont eu de nombreuses complications après une telle simple opération du ménisque. Comment est-ce possible?

Malheureusement, l'avis qu'une opération arthroscopique du ménisque est « simple » est totalement erroné, elle n'en est cependant pas moins répandue. Le bon traitement d'une lésion méniscale, qui se trouve malheureusement presque toujours au fond de l'articulation, requiert le savoir-faire d'un spécialiste, beaucoup de délicatesse et toute une série de petites astuces au cours de l'intervention chirurgicale même pour atteindre le but d'un assainissement du problème méniscal sans lésions du terrain environnant (par exemple, lésions cartilagineuses). L'intervention bien plus notoire pratiquée sur les ligaments croisés est beaucoup plus simple, par comparaison, sur le plan technique. Même la mise en place d'une articulation du genou artificielle est une opération plus simple sur le plan technique, ce qu'une personne qui n'est pas du métier a du mal à comprendre. Les problèmes que vous abordez concernant des opérations du ménisque dites simples ont deux causes. D'une part, en raison d'une mauvaise visibilité et représentation des situations données, le problème du ménisque n'a pas été résolu jusqu'au bout et que l'on a encore laissé d'assez importantes parties de tissu méniscal déchiré dans l'articulation, qui causent des symptômes semblables à l'état original. Dans ce cas, une opération complémentaire est indispensable, qui résoudra "définitivement" le problème méniscal. S'il n'y a pas eu de lésions cartilagineuses lors de la première opération, l'articulation acquerra à nouveau sa mobilité originale. Il existe malheureusement un second groupe de patients, chez lesquels on a tenté de résoudre le problème dans les zones arriérées du ménisque "en usant de force" sur le plan de la technique opératoire, toutefois en « sacrifiant » le cartilage intact. De telles lésions du terrain environnant, dues à la tentative de résoudre définitivement le problème méniscal à n'importe quel prix, peuvent souvent ouvrir la voie à des symptômes d'arthrose ultérieurs. Si l'on compare les deux problèmes, il semble préférable qu'un chirurgien ne puisse pas remédier au problème méniscal de manière définitive et qu'il ne blesse pas le cartilage ; il est facile pour le spécialiste de trouver une solution au problème méniscal restant, tandis que des lésions cartilagineuses peuvent au mieux être réparées à l'aide de cartilage fibreux, mais sont irréversibles. Nous mettons par conséquent tout patient en garde de consulter n'importe quel chirurgien pour une intervention suite à une rupture du ménisque, et de croire que presque chacun est en mesure de la pratiquer.

En raison de mon arthrose du genou, mon médecin désire me prescrire des injections "de reconstitution cartilagineuse". Pourront-elles m'aider?

Parmi les nouvelles préparations que l'on appelle communément "piqûres de reconstitution cartilagineuse", il faut notamment citer les produits contenant de l'acide hyaluronique comme substance de base. L'acide hyaluronique est une partie constituante du cartilage hyalin, il se situe dans ce que l'on appelle la substance de base du cartilage et est à l'origine de l'aspect vitreux de cette substance de base. Dans le traitement de rugosités cartilagineuses extrêmement superficielles, de telles "cures d'injections" ont véritablement fait leurs preuves. Des produits couramment utilisés sont ici par exemple l'Hyalat, qui se prescrit généralement à concurrence de cinq à intervalle d'une semaine, et le Synvisc, dont trois injections à intervalle d'une semaine sont suffisantes. Si l'arthrose est déjà avancée, un tel traitement par injections ne servira qu'à titre de soulagement, elles n'ont de toute manière aucune propriété régénérante de cartilage proprement dite ! Si l'analyse de réussite et l'IRC ne permettent de reconnaître aucune lésion majeure des ménisques ni des surfaces cartilagineuses, on pourra tenter de procéder à de telles cures d'injections en cas d'irrégularités minimes de l'articulation. Il est naturellement primordial que l'injection ait lieu dans des conditions absolument stériles, car une infection causée dans un tel cas pourrait avoir des conséquences absolument catastrophiques pour l'articulation en question. Nous tenons par conséquent à mettre en garde contre l'application incontrôlée de telles séries d'injections.

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Ma mère souffre d'une grave arthrose du genou. Le médecin lui a déconseillé une opération en raison de son âge avancé. L'orthopédiste a recommandé la TSP. Qu'est-ce que la TSP et comment peut-il soulager son état?

TSP est l'abréviation de thérapeutique de signal pulsante. Il s'agit là de la mise en place de champs électromagnétiques qui, pense-t-on, stimulent le métabolisme cellulaire et par conséquent aussi certains processus de guérison. Il existe des indications empiriques relatives à l'efficacité de cette thérapeutique, notamment en ce qui concerne l'effet calmant les douleurs. Si votre mère n'est pas considérée comme opérable en raison de son âge avancé ou de problèmes concomitants relevant des maladies internes, un tel traitement TSP peut-être indiqué. Indépendamment de ceci, je consulterai cependant encore un autre médecin pour être sûr que son état ne permet pas d'intervention chirurgicale. Il serait possible qu'une thérapeutique complémentaire sur le plan de la médecine interne puisse rétablir son état sous peu, de manière à permettre une opération, et peut-être la pose d'une endo-prothèse la soulagerait-elle encore beaucoup plus efficacement qu'un traitement TSP.

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